grandpalais:

Comme chaque jeudi, découvrez la première fois photographique de nos photographes invités. Cette semaine, nous accueillons le souvenir de Philippe Dumez, auteur de “Reprises” aux éditions Poursuite. “Depuis que cette photo a été prise, le mur au fond de la villa a été détruit. L’immeuble d’en face a été ravalé. La firme Simca a disparu. Mon père porte des lunettes et un appareil auditif. Je n’ai plus jamais porté de chasuble et c’est ma mère qui a hérité de ma médaille de baptême. Je ne crois plus en Dieu. Par contre, je n’ai jamais cessé de croire dans l’incroyable pouvoir évocateur de la photo. Plus de 40 ans après que cette photo ait été réalisée, je l’ai extraite délicatement de l’album familial et je suis allé la refaire, au même endroit. Je n’ai jamais été aussi beau que dans les bras de mon père et tous les appareils numériques du monde ne pourront rien y faire.” 

Philippe Dumez n’est pas photographe, mais il lui tient à cœur de faire revivre des photos de son album familial. Après la publication de “Reprises” aux éditions Poursuite, dans lequel il s’est amusé à rephotographier des clichés à l’endroit où ils avaient été réalisés, il partage des images oubliées sur longbeforeinstagram.tumblr.com
Vous aussi racontez nous votre première fois photographique

grandpalais:

Comme chaque jeudi, découvrez la première fois photographique de nos photographes invités. Cette semaine, nous accueillons le souvenir de Philippe Dumez, auteur de “Reprises” aux éditions Poursuite.

“Depuis que cette photo a été prise, le mur au fond de la villa a été détruit. L’immeuble d’en face a été ravalé. La firme Simca a disparu. Mon père porte des lunettes et un appareil auditif. Je n’ai plus jamais porté de chasuble et c’est ma mère qui a hérité de ma médaille de baptême. Je ne crois plus en Dieu. Par contre, je n’ai jamais cessé de croire dans l’incroyable pouvoir évocateur de la photo. Plus de 40 ans après que cette photo ait été réalisée, je l’ai extraite délicatement de l’album familial et je suis allé la refaire, au même endroit. Je n’ai jamais été aussi beau que dans les bras de mon père et tous les appareils numériques du monde ne pourront rien y faire.”

Philippe Dumez n’est pas photographe, mais il lui tient à cœur de faire revivre des photos de son album familial. Après la publication de “Reprises” aux éditions Poursuite, dans lequel il s’est amusé à rephotographier des clichés à l’endroit où ils avaient été réalisés, il partage des images oubliées sur longbeforeinstagram.tumblr.com

Vous aussi racontez nous votre première fois photographique

i love you, georgia hubley.: Elle m’a dit que chez elle, les DVD occupaient plus de place que les...

iloveyougeorgiahubley:

Elle m’a dit que chez elle, les DVD occupaient plus de place que les disques. Qu’au bout de trois jours, elle s’était sentie à Berlin comme chez elle et qu’elle s’était mise en quête d’un appartement. C’était il y a deux ans et demi. Elle m’a parlé des garçons grâce auxquels elle avait pu échapper…

Crying Raincoat

happymeat:

Avant, j’étais en colère tout le temps.

Contre tout et rien, contre la pluie, contre le fait qu’il faille sans cesse tout imperméabiliser. 

NON - IMPERMEABILISER est devenu pour moi l’ultime geste de désobéissante

image.

Danse maintenant  !  

Record stores in Berlin

myrecordsproject:

I’ve been compiling the addresses of my favorite record stores in Berlin, and I thought you could be interested. There are 2 or 3 I haven’t been to yet but I know I should. Enjoy your visits there and let me know if there are some I should add!


View Berlin record stores in a larger map

DIDON.: Nuit du 27 au 28 septembre

melilne:

J’avais appris, je ne sais comment, le jour et l’heure de ma mort. On ne m’en avait pas indiqué les circonstances, mais elle surviendrait avec certitude trois jours plus tard.

Je n’avais pas tant d’amertume. C’était assez pour m’y préparer, oublier les regrets, faire mes adieux. A la réflexion,…

Un mot et tout est sauvé. Un mot et tout est perdu. J’ai chaud. J’ai froid. Quel mot sera assez puissant pour effacer tout un corps d’homme et renverser la situation ?
Ecoute >>> Photos et souvenirs de M.R

" Si tu soulèves, tout bouge"

On voudrait parfois que ça parle de nous les histoires.

ce matin.

" demain. vous allez accoucher demain" m’a t-elle dit alors qu’elle faisait osciller autour de mon nombril son pendule fait d’une crête de coq séchée.


" demain?"

" ou plus tard hein, mais vous allez accoucher, un jour. bientôt "

" maïïs non" ( haussement d’épaule )

" non, en effet, mais on va faire des prises de sang comme ça au moment dit vous saurez si vous pouvez toujours toucher des chats"

" et pour ma contraception ? "

" Comme vous êtes présomptueuse, on est souvent moins fertile qu’on le croit. "

" …"

" Dites aAAAHAHAHAH"

" aAAAHAHAHAH ?”

Route du Rock 2013

Sous les feux stomboscopiques de Tame Impala qui soulève la terre du Fort Saint Père, et alors que nous fêtons nos trois ans d’amitié passionnelle, B. et moi discutons, les bras croisés, retenues par les autres, alternant danse et maintien sur la pointe des pieds pour accéder aux ondoyants courants d’air, privilèges des géants. On parle de moi, et on parle d’elle. B. me dit que “L’amour c’est comme un voyage en avion. On ne sait jamais par avance si le décollage se passera bien, tu vois, pourtant on monte, on serre les dents les 5 premières minutes, on se crispe, et puis ça passe. Moi, je fais la maligne, mais j’ai peur tout le temps en rentrant dans l’avion.

On choisit de prendre le risque, de ne pas savoir ce qu’il se passera pendant le vol, si on volera, si y’aura des turbulences, et si on atterrira. Mais, tu vois, si ce risque tu ne le prends pas, tu ne vas jamais nulle part. Et t’as envie d’aller nulle part? Hein?” 

"Non." moi je dis en secouant la tête parce que si il y a bien un endroit où j’aimerais pas aller c’est nulle part.

" Et bin moi non plus, figure toi ”. 

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Ps : Tout n’est pas exact. B. ne ponctuerait jamais ses phrases par des ” Tu vois” et des “bin”

Ma route du rock de l’année dernière 

I went alone down to the drugstore

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Dans “L’homme atlantique”, il n’y a que trente pages. Trente pages imprimées en gros et en gras. ” C’est pas comme comme un livre de poche, c’est écrit trop gros dans votre livre et les lignes sont trop courtes.” J’ai dit oui, c’est pas comme un livre de poche. Trente page c’est assez. C’est assez pour dîner Chez L en face de mon immeuble.

Parce que c’est le mois d’août à Paris, je suis toute seule en terrasse, en plus, il y a des travaux de courte durée depuis juin pour améliorer la qualité du réseau - je pense à la fête de la toile en 1998 - qui rendent bancales la plupart des chaises et des tables. Je n’ai pas besoin de sac ou de vraie chaussure pour aller chez L, c’est un peu comme à la maison. Si mon appartement faisait 200m2, il absorberait le restaurant. Alors chez L, c’est un peu chez Stéphanie.

Mon été, je l’avais imaginé comme “L’homme atlantique”, que je me tiendrais face au “mois tragique de juin, ce mois qui ouvre l’hiver”. En fait non. L’été n’a rien de “Lhomme atlantique”. C’est bien, je crois, c’est mieux. Parce que Marguerite, elle veut mourir d’amour, elle veut continuer à oublier, à ignorer et le devenir de tout ceci et celui d’ [elle]-même - ça devrait me faire écho Marguerite, mais ça ne fait pas écho. Qu’est ce qu’il nous arrive Marguerite. La paresse des sentiments, Marguerite, c’est ce qu’il m’arrive, mais toi et moi, Marguerite, on en déjà a parlé quand je relisais l’Amant. T’es pas d’accord, moi, je le suis.

Cette nouvelle édition ( du moins pour moi ) est scellée et dans les maisons ( comme dans les minuscules appartements parisiens ) il n’y a pas de coupe papier; j’avais donc pris mon petit couteau d’office, mais c’est dangereux de se promener avec un couteau pointu dans son ciré. Je l’ai rangé sur l’égouttoir. La pointe a fait un petit bruit métallique contre l’évier, et j’ai repensé aux cours de lancer de couteau auxquels je voulais m’inscrire l’année dernière avant que F* m’en dissuade. L’idée de dissimuler sous mes vêtements un petit poignard, dont la lame froide et acérée viendrait se poser contre ma hanche, et dont je pourrais secrètement caresser l’extrémité avec la pulpe de mon pouce, me possédait. Imaginer qu’une fois lancé, il atteindrait sa cible. Il tourbillonnerait en faisant grincer l’air et *TCHAK*, irait se planter dans le bois. Tout ça est bien trop peu raisonnable pour ne pas être extrêmement dangereux.

Chez L, j’ai lu entièrement la carte. Les paumes des mains contre la table et les doigts croisés. Concentrée, j’ai essayé de comprendre la logique: d’abord les plats complets, puis la formule du midi illustrée par un petit bol de riz et des tas de flèches qui mènent à rien, les viandes, les poissons, le riz, les nouilles, les desserts, les accompagnements et les mentions gravées en or dans le similicuir de la jaquette du menu. Je l’ai tendue à la serveuse patiente et j’ai pris exactement la même chose que d’habitude. Je peux jurer avoir senti, dans mon dos, ses yeux se lever au ciel. J’ai souri en engouffrant les chips aux crevettes qui collent à la langue et craquent comme du polystyrène. Je n’avais pas déchiré le haut de pages d’un livre depuis des années. Les 15 premières pages sont donc dentelées et marquées de rouge à ongles, les 15 dernières ont été ouvertes avec delicatesse par ma carte bleue d’un geste devenu enfin précis. ( NB :ce n’est pas la vitesse qui fait mais la régularité ).

Sur la table, du bleu partout. Les Editions de Minuit, la théière, l’assiette, l’intérieur rayé de mon ciré jaune.

" Quand y’a du monde, vous voyez, je fume pas, mais quand c’est vide comme ça, quand c’est calme comme ça Paris, j’y pense et je fume". Je me retourne, c’est le tout petit propriétaire qui me parle en continuant à lire le Parisien en tirant sur sa clope au clou de girofle; ça sent la troisième année de Sciences po, quand Mita m’en ramenait d’Indonésie. Elle était belle Mita. Je pense à Marie R. qui fume des cigarettes à la menthe aussi et qui elle aussi est jolie. Ce que je suis laide quand je fume moi. Je ramasse avec ma baguette les cacahuètes au fond de la sauce. Les cacahuètes ce sont les fruits du Paradis, il faut toujours tout manger, jamais, jamais les gâcher. (La cacahuète, c’est aussi bon sucrée que salée, c’est bon au petit déjeuner, c’est bon dans la saucé saté, c’est bon avec de la confiture, et c’est parfait avec l’Etorki. L’homme peut survivre uniquement de cacahuète, j’en suis certaine, je le sens. L’avenir de l’humanité c’est la cacahuète.) Voilà à peu de choses ( quand le mot “chose” n’est pas utilisé pour remplacer un autre mot, je peux l’utiliser. ) près ce à quoi, je pensais quand j’ai commencé à penser à autre chose.

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PJ Harvey – In The Dark Places

darksilenceinsuburbia:

Kajsa Åhlander Persson.

Gröndal.

A and S.

12.30 p.m.

 

 

Flickr

(téléportation de Berlin à Paris)
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" L’Atelier intérieur s’ouvre au futur. Pas aux diseurs de bonne aventure, pas aux prophètes, plutôt à nous et notre pouvoir de dire : ça y est, nous y sommes. Nous voilà en 2030. Parce qu’il faut renouveler à temps les images du futur, avant de se les faire confisquer. Le futur n’est plus ce qu’il était paraît-il, c’est-à-dire : on aurait du mal à se projeter. Faisons pour une fois, pour un soir, confiance à nos fictions. Ce ne sont pas des illusions mais des élargissements, des multiplications. Baudrillard en oracle disait : « Nous ne voulons plus d’un destin. Nous voulons une histoire ». Une histoire ça s’écrit, ça se fabrique. Ça se pense. (…)

Se dire : bien sûr, je fais partie de l’avenir, et je regarde le présent… puisqu’il est encore temps d’enrayer la machine et les histoires en marche, de tout désynchroniser. De s’opposer. Stop. La prévision ne me va pas. Ce chemin ne me plait pas. J’ouvre un autre monde, j’ouvre l’été, j’ouvre le premier jour de juillet. Voltaire prévenait : le premier prophète fut le premier fripon qui rencontra un imbécile. Ce soir, c’est le contraire de croire, c’est se poser sur la flèche du temps, et sans rien dire à personne, marcher à contre courant. Pour ne jamais dire « c’était couru d’avance ». La course, on la prend. On est bien placés, on ne se laisse pas doubler. C’est un dialogue entre moi maintenant et moi dans 30 ans. Je te jure d’avoir préféré l’histoire au destin. On pourra vers minuit, revenir à aujourd’hui. On aura sur l’abysse et l’ordonnée, déplacé un ou deux pavés. On aura dit ce soir et en le pensant honnêtement : moi, mon plus beau jour dans la vie, c’est… le 1er juillet 2020…  si si.”

»» http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-interieur-numero-45-le-futur-2013-07-01

Your naked body should only belong to those who fall in love with your naked soul.